3 intelligences ? Mais qu’est-ce donc ?

L’intelligence positive

Notre cerveau est séparé en deux parties. La partie primitive régit nos réactions face au danger et est indispensable à la survie. Mais utiliser ces capacités en permanence, comme si nous étions dans un état continu de guerre, est destructeur car cela diminue considérablement toutes nos autres fonctions.

La seconde partie du cerveau, appelée Q.I.P (Quotient d’Intelligence Positive), gère l’introspection, la réflexion préalable à l’action, la faculté de calmer la peur, la concentration en situation difficile, l’empathie, la créativité… Ce cerveau a une vision globale, c’est le siège des images, du langage non-verbal et la détection des aspects intangibles tels que l’énergie et l’humeur. Il gère notre intélligence émotionnelle.

Le problème de nos sociétés est que l’actualité, le contexte politico-économique, les entreprises et le management par objectifs nous assomment sous le poids d’une inquiétude permanente qui a tendance à hypertrophier cette tendance naturelle à l’alarme. Il devient donc impossible de ressentir paix, joie, bonheur, épanouissement lorsque le cerveau primitif est aux commandes.

L’intelligence positive réside dans cette capacité du cerveau Q.I.P. à reprendre le pouvoir indûment laissé au cerveau primitif grâce à un entraînement régulier et des exercices très simples.

« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. » Nelson Mandela

L’intelligence émotionnelle

Notre réussite professionnelle dépend moins de notre QI ou de nos diplômes que de notre savoir-faire émotionnel, affirme le psychologue américain Daniel Goleman dans son livre L’intelligence émotionnelle.

« Les règles du travail sont en train de changer. Nous sommes jugés à l’aune d’un nouvel étalon. Il n’y va plus seulement de notre intelligence, de notre formation ou de nos compétences ; désormais, dans l’entreprise, on nous évalue aussi sur la qualité de notre rapport à nous-mêmes et aux autres. Ces règles ont peu à voir avec ce qu’on nous a appris à l’école. La nouvelle évaluation fait abstraction de la plupart des capacités scolaires. Elle considère comme acquis les aptitudes intellectuelles et le savoir-faire technique requis pour notre travail. En revanche, elle cible les qualités personnelles comme l’initiative et l’empathie, l’adaptabilité et la capacité à convaincre. Il ne s’agit pas là d’un engouement passager ni de la dernière, et plus ou moins douteuse, panacée de management. Le sérieux de ces critères résulte d’études conduites sur des dizaines de milliers de salariés occupant les postes les plus divers. Nous disposons enfin d’une compréhension plus précise de ces talents humains diversement reconnus et nommés depuis des décennies (le “caractère”, la “personnalité” ou, encore, les “compétences douces”…) et d’un nom pour les définir : l’intelligence émotionnelle. »

L’intelligence collective

L’intelligence collective est un élément fondateur des organisations sociales. Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’un gouvernement ou d’une équipe de sport, tous ont en commun de rassembler des individus pour échanger et collaborer de telle manière à trouver un avantage supérieur tant individuel que collectif à ce qui aurait été obtenu si chacun avait agit isolément.

Cette théorie s’intègre de plus en plus dans le management de certaines entreprises. Elles considèrent que chaque employé doit apporter sa pierre à l’édifice, avec ses idées et son énergie. Ces mutations des entreprises reposent avant tout sur l’approche collaborative que saura impulser le manager auprès des membres de son équipe. Pour atteindre cet objectif, ce dernier  devra être en mesure non plus d’exhorter « à » mais bien d’accompagner « vers » une évolution des comportements organisationnels de ses collaborateurs ce qui aura nécessité avant toute chose l’évolution de ses propres comportements culturels.